Consacrée à St Martin de Tours, l’église paroissiale d’Accous constitue une étape historique sur le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle par le Somport.

La partie la plus ancienne de l’édifice est l’entrée latérale, qui porte la date 1358. En 1569, Accous est dévastée par un incendie : seule l’abside du XVe siècle, qui présente des corbeilles sculptées, subsiste.

L’édifice est ensuite remanié, aux XVIIe et XIXe siècles. Dans le cimetière voisin se trouve une chapelle du XIIe siècle, placée sous le vocable de Saint Saturnin. Celle-ci présente un remarquable toit à l’impériale, restauré en 2007.

Restaurée dans la deuxième moitié du XXe siècle, l’église Saint-Martin d’Accous est recensée à l’Inventaire général du patrimoine culturel.

La Chapelle Saint Christophore, plus communément appelée "Saint Christau" a été édifiée au XVIème siècle sur un temple plus ancien.

 

A l'époque, on y venait en pèlerinage car il y avait  à proximité 3 fontaines célèbres pour leurs vertus curatives :

- à l'est, la fontaine des bains qui soignait les fièvres, les sciatiques et l'épileptie,

- la fontaine du milieu guérissait des maux des yeux et de la surdité,

- la fontaine de l'Ouest soulageait les migraines et les maladies cutanées (gale, lèpre). Cette dernière explique l'existence du cimetière des pestiférés à Aulet en 1569.

Rénovée en 1856, chaque année, le 25 juillet, une procession était organisée jusqu'à la chapelle. Cette pratique cessa 1940.

Les années suivantes, faute d'entretien, le lieu de culte perdit sa toiture.

A nouveau restaurée, la chapelle en état fut inaugurée le 26 juillet 1980.

L'obélisque Despourrins est un monument peu connu en Béarn. Il a été érigé en l'honneur de Cyprien Despourrins (1698-1759), poète béarnais né à Accous, auteur de chansons écrites en béarnais, notamment de la célèbre «Quoan bos gagna pastouréte charmante ?».

Il fut inauguré le 15 octobre 1840. 

Il mesure 10 mètres environ de hauteur et se situe sur une butte d'une cinquantaine de mètres de hauteur, aujourd'hui très boisée, à 15 minutes à pied du centre du village d'Accous.

Située sur la route de la via Tolosana des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, cette chapelle dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle a longtemps été un refuge pour les pèlerins. Elle était alors associée à une abbaye laïque située de l'autre côté de la route. Dans le contexte des guerres de religion au XVIe siècle, elle a été brûlée par les troupes de Jeanne d'Albret, restaurée puis de nouveau endommagée pendant la Révolution ; elle ne retrouve son lustre qu'au cours du XIXe siècle. De ces épisodes, elle conserve son porche du XIIe siècle, orné d'un chrisme, et de magnifiques modillons sur son chevet qu'il faut prendre le temps d'admirer. Enfin un grand cadran solaire a été installé sur la façade sud du clocher.